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OIN Plateau de Saclay

  • Les terres agricoles du plateau de Saclay désormais protégées

    Avec plus de deux années de retard, le décret de création de la « zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay » a été publié au Journal officiel du 31 décembre 2013 (décret n° 2013-1298).

    Juste avant de sortir les cotillons, les trois ministres en charge du dossier, Mme Duflot, M. Le Foll et M. Martin, ont diffusé un communiqué de presse pour se réjouir et assurer, à ceux qui en douteraient, que « ce dispositif juridique constitue une garantie que le projet d’aménagement du plateau de Saclay ne se fera pas au détriment des terres agricoles qui constituent une exceptionnelle richesse paysagère, environnementale et nourricière ».

    Le décret dresse ainsi la liste des parcelles qui appartiennent désormais à la zone protégée. S’y ajoutent les cours d’eau, rus, rigoles et fossés non cadastrés pour former un ensemble d’espaces naturels et agricoles d’une superficie totale de 4 115 ha, dont environ 2 469 ha de terres agricoles. La condition fixée par la loi relative au Grand Paris de sanctuariser au moins 2 300 ha de terres agricoles est donc respectée. Et la profession agricole qui réclamait que ces 2 300 ha soient comptés sur le plateau lui-même sans y assimiler les terres agricoles des vallées voisines de la Bièvre et de la Mérantaise a aussi obtenu gain de cause.

    Assurément, du chemin a été parcouru depuis le lancement sur 49 communes de l’opération d’intérêt national de Massy-Saclay-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. En 2006, la voix de l’agriculture était à peine audible pour les promoteurs du « plus grand foyer d’innovation européen ». Aujourd’hui, son rôle est reconnu et une partie de son territoire sera préservé et valorisé.

    Le prix à payer reste lourd cependant, car trois cents hectares de terres agricoles, situées principalement au sud est du plateau, ont été exclus du périmètre protégé et seront livrées à l’urbanisation. L’artificialisation des sols va donc pouvoir se poursuivre à un rythme soutenu et la preuve est loin d’être faite que cette servitude de protection suffira à contenir la pression urbaine  qui va croître fortement sur ce territoire. Pour mémoire, deux ZAC sont actuellement en développement sur un périmètre total de 560 ha !

    L’avenir dira si ce territoire, souvent cité en exemple en matière d’agriculture périurbaine, saura trouver la recette pour assurer la pérennité de ses exploitations agricoles. La zone de protection est un des ingrédients, nécessaire mais certainement pas suffisant.

     

     

  • Grand Paris Express : M. Auzannet a remis son rapport

    Jeudi 13 décembre, M. Pascal Auzannet a remis à madame Duflot son rapport sur le "calendrier pluriannuel de réalisation et de financement du projet de Grand Paris Express".

    En 90 pages, M. Auzannet fait la démonstration qu'un étalement dans le temps  à la fois des travaux et des coûts est inévitable. S'il devait être réalisé, comme prévu jusqu'alors, d'ici 2025, le métro couterait non pas 20,5 milliards d'euros mais 30 milliards. Facture insupportable pour les finances publiques. De plus, cette échéance rapprochée suppose de tenir un rythme de construction de 18 km de ligne par an, ce qui ne s'est jamais vu en Europe.

    D'où la présentation de scenarios alternatifs qui ne remettent pas en cause le principe de réaliser la totalité du projet du Grand Paris Express. Cela-dit, l'un d'eux reporte l'achèvement de certaines liaisons après... 2040. 

    Plusieurs points peuvent être retenus :

    Pour la desserte de Roissy, le rapport appelle l'Etat à reconsidérer le projet de liaison CDG Express qui s'est enlisé en 2011. Il insiste aussi sur l'importance du barreau de Gonesse à construire entre les deux lignes du RER D. Ces deux projets pourraient suffire pour répondre aux principaux enjeux de ce secteur et permettre de patienter longtemps pour le métro automatique.

    Pour la desserte du plateau de Saclay, le rapport met en évidence que la charge maximale de la ligne Verte restera limitée malgré les aménagements prévus. Un tramway, un tram train ou un métro automatique léger seront donc suffisants. Nul besoin d'un métro à grande capacité, plus onéreux et nécessitant une infrastructure lourde.

    Quant au tracé de la ligne Verte, le rapport constate l'absence d'accord politique sur la totalité du parcours et suggère donc de n'envisager qu'une première phase entre Orly et le CEA, telle ques les élus de la Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay l'ont validée. A savoir un tracé reprenant la RN118 entre le Moulon et le Christ de Saclay avec une station au nord-est du CEA.

    C'est maintenant au gouvernement de tirer les conséquences de ce rapport. La suite pourrait être connue dès le mois de février prochain.

  • Le Grand Paris Express au rapport !

    C’est ce 13, décembre que M. Pascal Auzannet doit remettre à Cécile Duflot, en charge du Grand Paris, un rapport sur «le calendrier pluriannuel de réalisation et de financement du projet de métro automatique Grand Paris Express».

    A l’approche de ce jour, la tension monte parmi les élus de la région parisienne concernés par l’une des lignes en projet. Ce rapport sera-t-il une opération vérité ? Il pourrait alors faire de nombreux déçus.

    Sera à suivre avec attention le sort préconisé pour la ligne Verte, qui doit desservir le plateau de Saclay, et la ligne Rouge, qui conditionne l’urbanisation du Triangle de Gonesse. D’importants projets d’aménagement en dépendent et donc le sort de bien des hectares de terres agricoles.

    Encore faut-il que ce rapport soit rendu public, ce qui à ce jour n’ a pas été confirmé par la Ministre...

  • Zone de protection du plateau de Saclay : avis favorable

    Plus de deux mois après la clôture de l'enquête publique sur la création de la zone de protection naturelle, agricole et forestière (ZPNAF) du plateau de Saclay, le rapport, les conclusions et avis de la Commission d’enquête ont été rendus public (ces documents sont consultables dans les mairies concernées).

    La Commission d’enquête émet un avis favorable assorti de 4 réserves.

    La première réserve porte sur l’absence de programme d’action ou de règlement. Elle regrette qu’un tel document n’ait pas été annexé au dossier  estimant qu’un règlement est indispensable pour compléter les documents graphiques.

    La seconde réserve porte sur les coteaux boisés de la vallée de l’Yvette, de Palaiseau à Bures-sur-Yvette. La Commission d’enquête demande que ces bois soient classés en zone naturelle et intégrés à la zone protégée tout en indiquant qu’il doit être possible d’y  réserver les emprises pour d’éventuelles liaisons à créer entre le plateau et la vallée.

    La troisième réserve porte sur des terres agricoles que la Commission d’enquête estime devoir être incluses dans la zone protégée. Elle cite explicitement les terrains du secteur de la Minière à Guyancourt, à l’Est de la RD 91.  Selon son rapport, elle considère que  « aucun argument pertinent » ne plaide en faveur d’une réserve foncière d’une trentaine d’hectares à proximité du Technocentre de Renault. La RD 91 reliant Guyancourt à Satory devrait donc constituer la limite ultime de l’urbanisation d’une part et de la zone protégée d’autre part. Est aussi citée,  à Gif-sur-Yvette, la partie nord de la parcelle CP 12 afin d’éviter l’isolement d’un vaste ilot cultivé de 27 hectares.

    La dernière réserve concerne les rigoles et acqueducs. La Commission d’enquête demande leur intégration en totalité en zone naturelle en soulignant que leur emprise permettra d’établir un réseau de circulations douces.

    Tels sont, selon les commissaires enquêteurs, les corrections les plus importantes à apporter au projet et qui conditionnent leur avis global favorable.

    De nombreux autres sujets sont traités en tant que recommandations – au nombre de 6 - ou commentaires ou avis insérés dans le rapport de la commission. Parmi ces multiples considérations, peuvent être rapportés les points suivants :

    La Commission d’enquête relève que la délimitation de la ZPNAF est conforme aux exigences de la loi relative au Grand Paris « même dans son interprétation la plus restrictive ». A savoir qu’au moins 2 300 hectares de terres agricoles du plateau de Saclay sont protégés. Elle ne suit donc pas l’idée de porter la zone protégée à 2 500 hectares comme le réclamaient certaines requêtes.

    Dans le secteur au nord de la RD 128 (zones CP et ZQ à Gif-sur-Yvette) utilisé par la station de génétique végétale de la ferme du Moulon (INRA, CNRS, université de Paris-Sud) et voué à être aménagé, la Commission d’enquête recommande de conserver de 25 à 30 ha de « terres expérimentales de proximité »  sans pour autant demander leur classement dans la zone de protection.

    Malgré de multiples requêtes demandant l’alignement de la limite de la zone de protection sur la rigole de Corbeville, la Commission d’enquête a  conforté le choix de l’EPPS  qui considère que ces emprises sont indispensables à l’aménagement d’un « paysage intermédiaire » entre le campus et les terres agricoles. Pour le même motif, elle n’a pas jugé nécessaire de modifier la limite de la ZPNAF sur les communes de Saclay et Orsay.

    A Palaiseau, la Commission d’enquête a aussi validé le retrait de la zone protégée des terres destinées à l’aménagement d’un parc périurbain.

    Concernant le projet de ligne de métro automatique du Grand Paris Express, la Commission d’enquête  s’est abstenue de toute considération sur les impacts du projet. Elle note simplement que l’EPPS a réservé une emprise de 10 mètres alors que la Société du Grand Paris a sollicité une emprise de 15 mètres.

    Une autre emprise pour une liaison routière à créer entre la RD 938 et la RD 91 à Buc et Guyancourt a été validée par la Commission d’enquête qui a relevé que le tracé était indicatif et que sa modification n’aurait pas d’incidence sur la surface agricole totale protégée.

    A Villiers-le-Bâcle, l’intégration des terres situées entre la RD 36 et l’agglomération communale et destinée à l’urbanisation  a suscité de nombreuses requêtes. Néanmoins, la Commission d’enquête a estimé que la construction d’habitations à proximité de la RD 36 n’était pas opportune et que  ces terrains devaient rester dans la zone protégée. Dans le même temps, elle a  souhaité que cette intégration « ne porte pas de préjudice à la commune ».

    A Chateaufort, la Commission d’enquête a aussi recommandé de suivre la demande du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse d’inscrire plusieurs secteurs, aux abords des fermes de la Grange et de Voisins-le-Thuit et en fond de vallée de la Mérantaise, dans la zone protégée

    La Commission d’enquête a aussi recommandé l’intégration dans la zone de protection des vallées de la Mérantaise et de la Bièvre en insistant sur les liens naturels entre le plateau et les vallées voisines.

    Il appartient maintenant à l'EPPS de tirer les conséquences de cette enquête. In fine, la zone de protection devra être créée par un Décret en Consei d'Etat.


  • Plateau de Saclay : le viaduc du Grand Paris Express contesté

    Le Grand Paris Express est ce gigantesque projet de métro automatique cadencé pour desservir les grands pôles de développement de l'agglomération parisienne. 166 kilomètres de lignes nouvelles, 57 gares, 17,5 milliards d'Euros d'investissement au bas mot ; voici en bref l'ambition de la Société du Grand Paris (SGP), maître d'ouvrage de ce projet.

    Or l'une de ces lignes, la ligne verte d'Orly à Versailles Chantiers doit traverser le plateau de Saclay pour desservir le projet de méga campus à développer entre le CEA de Saclay et l'école Polytechnique à Palaiseau. Sur le plateau, la SGP prévoit un passage en viaduc sur 17 km.

    Forte de cette idée, la SGP se targue de ne causer ainsi aucun dommage aux terres agricoles. Comprenez, il n'y aura que des piles de viaduc à travers les champs, tous les 25 mètres. Agriculture et métro aérien feraient donc bon ménage !

    C'est fort naïf ou hypocrite... un peu de réflexion laisse clairement apparaître que les difficultés, tant agronomiques que techniques, seront nombreuses pour l'exploitation des parcelles ainsi pilonnées. Propriétaires et agriculteurs refusent d'être les dindons de la farce. 

    Le projet, qui mécontente aussi les riverains, est à l'évidence à revoir...

  • Zone de protection du plateau de Saclay

    L'enquête publique est ouverte dans les 15 communes de la petite région agricole du plateau de Saclay.

    Elle a pour objet la délimitation d'une zone de protection naturelle, agricole et forestière contenant au moins 2300 hectares de terres agricoles qui seront ainsi préservées de l'urbanisation.

    Elle s'achèvera le samedi 14 avril prochain.